Assemblée générale et dîner musical le samedi 4 février 2017

Chers amis,

Notre assemblée générale a eu lieu samedi 4 février en présence de plus d'une centaine de membres de l’Association.

Nous souhaitons à cette occasion souhaiter la bienvenue à nos nouveaux adhérents.

Le Président Bencivengo dans son rapport moral a évoqué les actions de l’association
au cours de l’année écoulée :

- réunions du bureau et des élus en préparation des conseils municipaux,

- création de commissions de travail par thèmes afin de poser les bases de notre projet pour Carqueiranne et bilan des premiers travaux

- création de comités de quartiers permettant un "maillage" de la commune afin de faire remonter les problèmes spécifiques rencontrés par les habitants,

- préparation de la galette des rois, du pique-nique et de l’AG par la "commission festivités”,

- mise en place des “jeudis du Rassemblement” qui permettent de nous retrouver certains jeudis dans les restaurants de Carqueiranne, d’échanger et de renforcer les liens tout en promouvant les restaurateurs qui nous accueillent,

- élaboration du bulletin spécial “Chambre des Comptes” qui a été présenté à cette occasion.

Le trésorier a ensuite détaillé les comptes de l’Association.

L’assemblée s’est poursuivie par un apéritif et un diner en musique.

Nous remercions adhérents et sympathisants pour leur présence à cette belle soirée ainsi que tous ceux qui ont participé à sa réussite.

Communiqué d'Alain Bencivengo

Vendredi 1er avril 2016

Les magistrats de la chambre des comptes ont rendu sur la gestion de Carqueiranne un rapport accablant. La période contrôlée (entre 2009 et 2014) révèle autant l’incompétence que la malhonnêteté tant au niveau de la stricte gestion comptable de la commune que du comportement délictueux d’une poignée d’individus, proches du pouvoir.

Ils ont contribué à mettre Carqueiranne dans un état de cessation de paiement.

 

Tout d’abord il a été clairement écrit par les magistrats ce que je disais lors de la campagne électorale et que j’ai précisé depuis notre élection.

Les comptes de la commune sont établis en contradiction avec les règles comptables de l’administration. Pire, le déficit chronique d’exploitation est volontairement dissimulé aux élus par le truchement irrégulier d’une écriture qui est sensée établir l’accomplissement (fictif) de travaux en régie.

C’est bien ce déficit dissimulé qui rend la commune en état financier de cessation de paiement dès les premiers jours du dernier trimestre de chaque année.

 

A la même époque la commune, devant l’apathie des conseillers municipaux et adjoints, fait appel à des lignes de crédit « revolving » extrêmement coûteuses et dangereuses qui permettent notamment d’assurer difficilement les salaires du personnel. Ces lignes de crédit qui s’élevaient à 2,5 millions euros il y a quelques années ont atteint 5,1 millions d’euros.

Notons que ces lignes de crédits viennent en complément de crédits « structurés » ou « toxiques » qui eux aussi avaient été niés durant la campagne électorale et qui atteignent près de 4 millions d’euros, ramenant la capacité de remboursement de la commune à plus de 72 ans.

 

Mais malheureusement, nous avons dépassé allègrement, toujours selon les magistrats financiers, l’incompétence et la dissimulation, pour pénétrer dans le domaine du droit pénal.

En effet une poignée d’individus, les magistrats financiers s’arrêtent notamment sur le directeur de cabinet du Maire, ont entrainé la commune dans des dépenses délirantes afin d’établir leur propre notoriété (comme le festival de théâtre « in situ » qui nous coûte près d’un million d’euros par an), ou pour en profiter directement « en cash », au mépris des règles les plus élémentaires des finances publiques. Ce monsieur était, selon moi, le véritable ordonnateur des dépenses publiques en lieu et place de M. MASSON qui a laissé faire pour une raison que je n’arrive pas à m’expliquer.

 

Nous procéderons à une communication complète de ces éléments très importants que les magistrats financiers ont découverts. Parmi les plus affligeants se trouvent des revenus avoisinant 15.000 euros par mois, des cartes bleues « open » de la Mairie qui servent (sans aucun justificatif) aussi bien aux restaurants prestigieux, aux bouteilles à 300 euros, qu’à l’achat chez des cavistes de champagnes millésimés ou bien encore à l’achat d’ouvrages d’art personnels. Il est intéressant de constater aussi qu’une voiture personnelle nous a couté 2.300 euros de leasing par mois, qu’elle permettait à son utilisateur de se déplacer a Paris à nos frais une quinzaine de fois par mois, et que pendant ce temps il percevait des primes d’astreinte de 1000 euros par mois auxquelles il n’avait dans tous les cas pas droit.

La lecture de ce rapport dans une période où notre pays traverse des moments difficiles inspire colère, tristesse et aussi dégout surtout lorsque l’on pense à tous nos concitoyens dans la détresse.

 

Reste maintenant à attendre l’épilogue.

Le maire aura-t-il le courage de ses colistiers qui ont découvert en même temps que nous cette triste vérité ? Personnellement j’en doute.

Aura-t-il la sagesse de faire ce que l’article 40 du Code de procédure pénale lui impose en pareille circonstance c’est-à-dire déposer une plainte auprès du Procureur ?

Je crains que, fidèle à ses habitudes, il n’attende les consignes de ceux qui conservent le véritable pouvoir dans notre commune, acquis rappelons-le de quelques voix devant le scrutin démocratique que nous continuons, soyez-en certains, de respecter.

Rapport de la Chambre régionale des comptes (complet)
PAR201609.pdf
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Réponse et commentaires de la Commune
PAO201609R1.pdf
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L'opposition carqueirannaise assume tous ses actes

par Alain Bencivengo, Président de l’Association, Conseiller Municipal d’opposition, le 23 juillet 2015

- Elle s'est constituée spontanément sur le rejet par les Carqueirannais de méthodes jugées irrégulières et malhonnêtes et pratiquées par certains dirigeants (élus ou non) de la majorité actuelle,

- Elle a communiqué aux Carqueirannais une compilation de tous les articles nationaux relatifs à des affaires immobilières surgies quelques mois avant les élections (Capital, l'Express, Le Canard Enchaîné...),

- Elle dénonce sans cesse et ouvertement par la voix de ses élus ces mêmes irrégularités à chaque conseil municipal,

- Elle interpelle directement l'ancien Maire, l'actuel ou même l'adjointe à la Culture par des courriers innombrables, tous laissés sans réponse.

Aujourd'hui, Marc Giraud accuse cette opposition d'avoir dénoncé anonymement certaines de ces pratiques (connues depuis plusieurs mois) dans le seul but de lui nuire.

J'ai reçu personnellement et anonymement de nombreux documents, trop anciens pour être utilisés en justice, qui émanent, il le sait très bien, de son propre camp (nous n'avons pour notre part aucun accès à ceux-ci).

Je les lui ai moi-même réexpédiés avec un mot lui indiquant que je ne me laisserai jamais instrumentaliser.

Je dénonce formellement les tracts et lettres anonymes qui pourrissent le climat local sans aucun intérêt.

Aujourd'hui, Marc Giraud est mis en examen pour une affaire d'emploi fictif présumé qui nous semblait tellement dérisoire, au regard de ce que nous dénonçons officiellement, que nous ne l'avions même jamais évoquée.

Chacun doit garder sa place et son sang-froid.

La majorité doit assumer ses fautes et ses errements et en tirer les conclusions qui s'imposent.

L'opposition continuera de dénoncer au grand jour toutes les irrégularités qu'elle découvre.

Elle propose dans la sérénité et sur la place publique, comme elle l'a toujours fait, ses solutions et elle assumera toujours ses actes.

A vau-l'eau

par Alain Bencivengo, Président de l’Association, Conseiller Municipal d’opposition, le 3 juillet 2015

Lors du dernier conseil municipal, un double clivage est apparu dans les rangs de l’équipe municipale. D’un côté du Maire, ceux, probablement honnêtes, qui découvrent l’étendue du désastre financier. De l’autre côté, ceux qui en ont profité et qui réalisent soudain qu’ils devront un jour ou l’autre rendre des comptes. Lâchés par leurs amis recasés sous des cieux meilleurs, ils le sont aussi par le Maire, M. Masson, qui essaie pitoyablement de se détacher de la gestion passée.

Le débat désormais va tourner autour des deux points essentiels que nous mettrons sans cesse en exergue : la situation financière catastrophique et le pillage systématique de la caisse publique.

La situation est catastrophique parce que nous avons atteint les 20 millions de dettes, que nous payons chaque année près de 900.000 euros d’intérêts des emprunts, et surtout parce que nous empruntons chaque année entre 1,6 et 2,5 millions d’euros de plus uniquement pour rembourser notre annuité des emprunts précédents. Nous avons indiqué les techniques grossières qui sont utilisées pour dissimuler la réalité aux citoyens, rendant ainsi le compte administratif « non sincère ».

Les dettes sont minorées, surtout les dettes rattachées qui auraient dû être évaluées à au moins 200.000 euros et qui ont été inscrites pour Zéro en 2013 et pratiquement rien en 2014. Les produits eux sont majorés, et annulés ensuite pour plus de 1,3 millions d’euros.

Les investissements en perpétuelle dégradation sont grossis artificiellement des travaux en régie. Une astuce comptable grossière qui permet de procéder à un transfert de charges.

Pour cette année, le comptable du trésor annonce un déficit de l’exploitation de 111.000 euros. Nous l’estimons nous, après les divers reclassements proposés, proche de 2 millions d’euros (il devrait théoriquement être nul).

Mais tout ceci ne demeure possible que parce que le trésor public n’est pas protégé. Il n’existe aucune procédure préalable à la création d’une dépense. Les personnes qui profitent des dépenses sont rarement identifiées. Les objets des dépenses et la réalité de leur intérêt pour la commune ne sont pratiquement jamais démontrés. Après une analyse rapide des comptes, il apparait que quelques individus sans scrupules sont arrivés à piocher dans notre caisse : des voyages dans toute la France, des repas dont le total mensuel n’est jamais inférieur à 10.000 euros, des virées incessantes à Paris avec visite de boites branchées et hôtels luxueux offerts à des amis.

Lorsque nous demandons des comptes à M. Masson, Maire et ancien adjoint aux finances depuis 15 ans, il nous répond en séance du conseil Municipal : « c’est prescrit… ». Lamentable.

De même, il ne souhaite pas nous donner les noms de quatre fonctionnaires qui émargent dans un service (celui des eaux) qui n’existe plus depuis le transfert vers une entreprise privée, ou enfin il dit ne rien savoir des émoluments mensuels de 4.500 euros à un jardinier indépendant alors que notre service des espaces verts est très efficient.

Nous sommes dans un navire sans gouvernail. Certains sont déjà partis, d’autre ne contrôlent plus leurs nerfs et enfin les derniers restent muets comme des carpes.

Le personnel désabusé est démobilisé.

Notre village va à vau-l’eau, triste symbole pour une cité balnéaire.

18 mois après sa création, le Rassemblement... est un vrai rassemblement !

C'est une prouesse pour certains, un vrai casse-tête politique pour les autres.


La prouesse : c'est d'avoir créé un mouvement chaleureux, qui fonctionne en rassemblant les Carqueirannais de toutes sensibilités qui pensent que l'avenir de leur commune, de leur environnement immédiat, prime sur les oppositions politiques clivantes et stériles.

Nous sommes nés de l'incurie et de l'incompétence de ceux qui nous dirigent. Et ce qui a prévalu à notre naissance non seulement continue d'exister, mais de plus prospère allègrement.

Nous assistons à un défilé permanent devant les juges de nos dirigeants, fonctionnaires ou élus, mais surtout "conseilleurs".

Tout cela est navrant mais il ne faut plus s'en préoccuper car cela génère un climat malsain et difficile à supporter pour nos concitoyens employés municipaux désabusés.

Il faut les écouter, essayer de comprendre, organiser puis proposer.


Le casse-tête politique : il est pour cette équipe de survivants du "système", abandonnés par leurs têtes. Ils ne sont pas capables de raisonner en dehors des clivages traditionnels. Ils ne sont pas capables de raisonner tout court.

Le poids du passé qu'ils seront obligés d'assumer les emportera. Le premier d'entre eux, adjoint aux finances durant les 15 ans de gabegies qui ont plombé notre Trésor public carqueirannais, devra s'expliquer sur tout ce que nous découvrons chaque jour.

Leur seul discours : ânonner sur notre positionnement supposé à droite ou à gauche (nous ne sommes ni l'un ni l'autre aujourd'hui, nous sommes devant). Un discours du passé qui n'intéresse plus grand monde.

Pour ma part, j'assume pleinement ce rassemblement de tous les Carqueirannais honnêtes et de bonne volonté.

Et je vois cette semaine comme un symbole où nous sommes reçus en Assemblée Générale le mardi par Michèle Serra, ancienne adjointe de Bernard Houlliot pour une liste de droite et le dimanche où nous nous retrouverons pour notre pique-nique chez Fernand Blanc, Carqueirannais historique et bien connu pour son investissement à gauche.

C'est notre marque de fabrique et c'est notre force.

Allocution d'Alain Bencivengo, président, lors de l'assemblée générale le 23 juin 2015.

Nous vous remercions d'être venus si nombreux.

Lettre ouverte d’Alain Bencivengo à Mme Chevaly, adjointe à la culture de Carqueiranne

Le 28 mai 2015

Madame,

Lors d’un conseil municipal déjà ancien, il m’est apparu que vous n’aviez aucune idée du coût du fonctionnement du « théâtre in situ » dont vous prétendiez par ailleurs qu’il était financé par le Conseil Général.

Aujourd’hui nous savons que ce sont les contribuables carqueirannais qui le financent complètement, et qu’il est en grande partie responsable de la situation financière catastrophique de notre ville.

Afin de masquer votre ignorance et après un rapide « sketch » sur les souks de Marrakech, vous nous avez publiquement conseillé, à mon collègue Stéphane Reiprich et à moi-même, de contacter votre secrétariat afin d’avoir accès aux comptes. Enfin un bel exemple de transparence.

Nous allions pouvoir mettre fin aux rumeurs et contrôler les factures dont certaines, notamment celle de M. Huster en 2013 paraissent hallucinantes (plus de 100.000 euros).

Mais depuis, silence radio. Vous ne répondez évidemment pas à nos appels, pas plus que vous n’avez daigné répondre à ma lettre recommandée qui date d’une dizaine de jours.

Cette situation ne peut pas durer.

D’autant qu’il apparait maintenant que M. Voyenne, ancien chef de cabinet de l’ancien Maire, aurait eu l’idée saugrenue de fêter avec faste la “centième” des conférences historiques en invitant, aux frais des contribuables carqueirannais, cent intervenants grassement nourris et superbement logés.

N’oubliez jamais que nous vous interpelons à la demande des Carqueirannais qui nous ont fait confiance en mars 2014 (près d’un sur deux) et qui sont chaque jour plus nombreux.

La seule façon de mettre fin à ces rumeurs serait que vous soyez claire et honnête dans vos réponses. Ou bien, si c’est trop vous demander, de vous démettre.

On va dans le mur !

par Alain Bencivengo, Président de l’Association, Conseiller Municipal d’opposition

Voilà déjà quelques mois que nous sommes arrivés au Conseil Municipal de Carqueiranne.
Six élus du groupe « Rassemblement pour Carqueiranne » décidés à représenter dignement les près de 42% de nos concitoyens qui nous ont fait confiance.
Ce que nous avons découvert est stupéfiant.

Une poignée de collaborateurs du Maire, forts de la faiblesse du pouvoir politique ont détourné à leurs profits l’organisation démocratique de la commune. Avec l’assentiment du Maire qui leur a délégué tous ses pouvoirs, ils usent et abusent de nombreux avantages avec suffisance et mépris pour l’immense majorité du personnel municipal.
La plupart des élus sont complètement écartés du système décisionnel. A tel point que malgré leur ancienneté dans la fonction, ils font preuve d’une méconnaissance totale des règles essentielles de la gestion d’une collectivité.
Les commissions municipales sont d’une navrante platitude. Les conseils municipaux relèvent plus de «pagnolades» que de ce que nos concitoyens sont en droit d’attendre.
Tant bien que mal, l’incompétence est masquée par l’ironie ou même l’agressivité.
Mais il faut rajouter à tout cela un climat de fin de règne.

En effet, c’est cette déclaration étonnante du Maire nous avertissant de sa future accession (programmée !) à la présidence du Conseil Général, qui a tout déclenché, la constitution démocratique et spontanée de notre liste aux élections d’une part, mais aussi la dégradation catastrophique de la gestion de notre commune.
Nous assistons simultanément aux prémices de manœuvres de succession d’une part, mais aussi à un « sauve qui peut » généralisé.
L’exemple des permis de construire de la fille du Maire est significatif. Il a donné lieu à pas moins de 5 défections parmi les élus de la majorité. Le premier adjoint tout d’abord qui s’est défilé par deux fois (il en a signé pourtant quelques autres, autrement plus inquiétants). Ensuite deux éphémères adjointes à l’urbanisme ont préféré passer la « patate chaude » à un conseiller municipal qui a bien voulu « faire le job ».

L’état de la gestion communale dépasse toutes nos craintes. Nous assistons à une faillite financière mais aussi éthique. Lors du dernier Conseil par exemple, le premier adjoint, après avoir reconnu ce que j’ai affirmé pendant toute la campagne, c'est-à-dire la présence dans notre passif de 3 emprunts toxiques dévastateurs pour nos finances pendant des décennies, a malgré tout demandé qu’un découvert de 2,5 millions d’euros soit sollicité auprès d’une banque pour payer les factures courantes.
Une entreprise traditionnelle serait dans ces conditions en cessation de paiement.

Mais la dégradation est aussi éthique.
Trois proches du Maire sont mis en examen et les langues commencent à se délier. Des écrits circulent.
Nous apprenons notamment que malgré nos déficits financiers, une poignée de « privilégiés » continuent de dépenser des sommes colossales en repas festifs, déplacements intempestifs, et autres primes irrégulières (dixit la Cour des Comptes).

Tout cela ne peut que mal se terminer. Il faut s’attendre à vivre des moments difficiles.

C’est pourquoi, je demande à tous les citoyens carqueirannais soucieux de participer au redressement de salut public de notre commune, à rejoindre nos rangs. Quels que soient leurs degrés d’investissement et même leurs sensibilités partisanes, nous avons besoin de tout le monde.

Merci de votre soutien.